Le DPE à Mulhouse
Mis à jour : septembre 2026
En bref
Sur les 36 604 DPE mulhousiens publiés, 7 712 logements sont classés E, soit 21,1 % du parc. Peu de villes du réseau concentrent une telle part de leur parc sur une seule lettre.
Au total, 10 671 logements relèvent des classes E, F ou G.
Une lettre qui concentre un cinquième de la ville
Sept mille sept cent douze logements partagent la même étiquette. Aucune autre commune de notre réseau ne rassemble un tel effectif sur une classe unique.
Cette masse n'est pas une curiosité statistique. La lettre E déclenche déjà, depuis le 1er janvier 2025, l'obligation de fournir un audit énergétique à la vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble entier. Et elle entre dans le calendrier locatif en 2034.
Le parc mulhousien vu d'ensemble
36,7 % des logements sont classés D, 31 % en C, 21,1 % en E. À l'autre extrémité, 3,1 % seulement atteignent A ou B, et 8,1 % relèvent des lettres F ou G.
Ce profil massé au centre signifie qu'un point de déperdition en plus ou en moins déplace beaucoup de biens d'une catégorie à l'autre, ce que détaille la répartition des classes.
Ici aussi, l'ancien fait pire que l'après-guerre
Le constat surprend et mérite d'être posé. Les 12 324 logements mulhousiens antérieurs à 1948 affichent 78,1 % de murs notés « insuffisants », contre 72,7 % pour les 13 371 logements de la période 1948-1974.
Cinq points et demi, en défaveur du plus ancien. C'est l'inverse de ce que nous mesurons dans la quasi-totalité des villes, où la maçonnerie ancienne épaisse creuse un écart favorable de dix à vingt-sept points.
Une singularité que Mulhouse partage avec Colmar
Colmar présente exactement le même renversement, avec 76,5 % contre 67,6 %. Ces deux villes sont les seules de nos relevés dans ce cas, et elles appartiennent à la même région.
Le mode constructif alsacien l'explique en partie : un pan de bois ne dispose pas de la masse d'un mur de pierre, le remplissage entre colombages étant mince, et l'ossature crée des passages continus entre intérieur et extérieur.
Ce que cela change pour un propriétaire
L'idée rassurante selon laquelle « les vieux murs sont épais » ne fonctionne pas ici. Sur un bien du centre historique, la mention défavorable reste le scénario le plus probable, et elle n'est pas toujours injustifiée.
La conséquence est pratique : plutôt que de miser sur l'âge du bâtiment, il vaut mieux consacrer son énergie à documenter ce qui a été fait depuis. C'est le seul levier réellement à votre main avant la visite.
La règle appliquée sans justificatif
Aucune paroi n'est ouverte pendant la visite. Le diagnostiqueur observe, mesure, questionne, puis inscrit ce qu'il a pu établir, et rien de plus.
Quand la composition d'un mur lui reste inconnue, le calcul retient d'office 2,5 W/(m².K), une valeur choisie pour ne jamais surestimer la performance. Le logement est alors traité comme s'il n'avait jamais reçu le moindre isolant.
Ce qui fait office de preuve
La pièce utile porte deux informations : quel matériau, et sur quelle épaisseur. Facture, devis accepté, notice de constructeur ou attestation de travaux subventionnés conviennent tous. Côté équipements, la référence de la chaudière tient lieu de justificatif.
89,9 % des logements mulhousiens diagnostiqués sont des appartements. Le syndic détient donc une part décisive du dossier : procès-verbaux d'assemblée, carnet d'entretien, diagnostic technique global.
La bascule de 1989 se lit nettement
Les 3 222 logements mulhousiens de la période 1989-2000 affichent 15,5 % de murs insuffisants, contre 72,7 % pour l'après-guerre.
L'arrêté du 5 avril 1988 explique ce palier : il a resserré les seuils d'isolation et intégré, pour la première fois, la performance des installations de chauffage et d'eau chaude au calcul réglementaire. Les périodes intermédiaires demandent en revanche de la prudence, les tables forfaitaires du calcul dépendant de l'époque déclarée.
Ce que le calendrier vise ici
10 671 logements mulhousiens diagnostiqués sont classés E, F ou G, soit près de trois sur dix. 505 se trouvent en G et ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 2 454 sont en F et basculeront en 2028.
Un contrat de location en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement, comme le précise la page passoires thermiques.
Prix, délai et vérification de l'intervenant
Les tarifs sont libres, et l'écart se creuse surtout selon qu'on commande un diagnostic isolé ou l'ensemble du dossier d'un coup, question développée sur la page prix d'un DPE à Mulhouse.
L'intervention dure une à deux heures, le rapport suit sous trois jours, et le goulot se situe avant : obtenir une date. Trois conditions rendent le document valable, toutes vérifiables sur l'annuaire officiel du ministère : certification en cours de validité, indépendance vis-à-vis du vendeur et de l'agence, assurance professionnelle.
Le dossier haut-rhinois au complet
L'état des risques rassemble les aléas recensés sur la commune et se commande en même temps que le diagnostic, ce qui évite un second déplacement.
S'y ajoute le repérage amiante pour le bâti antérieur à juillet 1997, soit l'essentiel du parc. Les cités ouvrières et les copropriétés mulhousiennes font l'objet de pages dédiées. Le constat de risque d'exposition au plomb vise les logements construits avant le 1er janvier 1949, très nombreux ici puisque 33,7 % du parc précède 1948. Un DPE établi depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans, il est opposable, et une erreur se conteste sur le descriptif avant de discuter la lettre. Le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer.
Questions fréquentes
Pourquoi tant de logements mulhousiens sont-ils classés E ?
7 712 logements partagent cette lettre, soit 21,1 % du parc, l'une des parts les plus fortes du réseau sur une seule classe. Elle n'est pas neutre : depuis le 1er janvier 2025, elle impose un audit énergétique à la vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble entier, et elle entre dans le calendrier locatif en 2034.
Mes vieux murs épais ne me protègent-ils pas ?
Pas à Mulhouse. Les 12 324 logements d'avant 1948 affichent 78,1 % de murs « insuffisants », contre 72,7 % pour les 13 371 de 1948-1974. Mulhouse et Colmar sont les deux seules villes de nos relevés dans ce cas : un pan de bois ne dispose pas de la masse d'un mur de pierre, son remplissage étant mince.
Les fenêtres mulhousiennes sont-elles bien notées ?
Nettement. 7,9 % seulement des diagnostics les classent « insuffisantes », contre 15,2 % au niveau national. Les hivers de la plaine rhénane ont imposé tôt le remplacement du simple vitrage. L'enjeu local porte sur l'enveloppe opaque et les systèmes de chauffage.
Combien de logements sont visés par le calendrier ?
10 671, soit près de trois sur dix. 505 en G ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 2 454 en F basculeront en 2028 ; 7 712 en E suivront en 2034. Un contrat en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement.
Que retient le calcul si aucun document n'est fourni ?
Une valeur de 2,5 W/(m².K), choisie pour ne jamais surestimer la performance. Le logement est traité comme s'il n'avait jamais reçu le moindre isolant, quels qu'aient été les travaux réalisés depuis sa construction.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.